Souhaitez-vous être fidèle à Dieu ? Avez-vous l’ambition de manifester cette foi qui déplace les montagnes ? Alors il est indispensable de commencer par être fidèle dans les moindres choses : vos finances. Et de le faire avec la bonne attitude !

De nombreux chrétiens perçoivent l’argent comme un thème profane à éviter autant que possible alors qu’il est pourtant un sujet souvent abordé par Jésus dans les évangiles et dans la Bible en général. En fait, la matière biblique est tellement vaste que l’on peut étudier cette question sous de nombreux angles différents : la question de la dîme, le pouvoir spirituel de l’argent, la mise en garde contre l’amour de l’argent, le rôle du travail, etc. Dans ce contenu, nous allons nous concentrer sur le pouvoir de l’argent, avant d’aborder la question de la bonne attitude à adopter face à celui-ci et la manière d’orienter nos dons.

Le pouvoir de l’argent

Luc 16:1-13 : « Jésus dit aussi à ses disciples: Un homme riche avait un économe, qui lui fut dénoncé comme dissipant ses biens. Il l’appela, et lui dit : Qu’est-ce que j’entends dire de toi ? Rends compte de ton administration, car tu ne pourras plus administrer mes biens. L’économe dit en lui-même : Que ferai-je, puisque mon maître m’ôte l’administration de ses biens ? Travailler à la terre ? je ne le puis. Mendier ? j’en ai honte. Je sais ce que je ferai, pour qu’il y ait des gens qui me reçoivent dans leurs maisons quand je serai destitué de mon emploi. Et, faisant venir chacun des débiteurs de son maître, il dit au premier : Combien dois-tu à mon maître ? Cent mesures d’huile, répondit-il. Et il lui dit : Prends ton billet, assieds-toi vite, et écris cinquante. Il dit ensuite à un autre : Et toi, combien dois-tu ? Cent mesures de blé, répondit-il. Et il lui dit : Prends ton billet, et écris quatre-vingts. Le maître loua l’économe infidèle de ce qu’il avait agi prudemment. Car les enfants de ce siècle sont plus prudents à l’égard de leurs semblables que ne le sont les enfants de lumière. Et moi, je vous dis : Faites-vous des amis avec les richesses injustes, pour qu’ils vous reçoivent dans les tabernacles éternels, quand elles viendront à vous manquer. Celui qui est fidèle dans les moindres choses l’est aussi dans les grandes, et celui qui est injuste dans les moindres choses l’est aussi dans les grandes. Si donc vous n’avez pas été fidèles dans les richesses injustes, qui vous confiera les véritables ? Et si vous n’avez pas été fidèles dans ce qui est à autrui, qui vous donnera ce qui est à vous ? Nul serviteur ne peut servir deux maîtres. Car, ou il haïra l’un et aimera l’autre; ou il s’attachera à l’un et méprisera l’autre. Vous ne pouvez servir Dieu et l’argent. »

Cette parabole de « l’économe infidèle » est riche en enseignements.

  1. Nos richesses ne nous appartiennent pas. L’homme riche (v.1) fait référence à Dieu et cette parabole nous apprend que nous sommes les intendants et non les propriétaires des biens qu’il nous confie. Cette révélation s’accompagne d’une mise en garde : une mauvaise intendance de ses biens le conduit à nous demander des comptes et à nous en retirer l’administration (v.2).
  2. L’économe infidèle est loué pour son comportement. Avant d’être dénoncé, il dissipait les biens de son maître. À l’annonce de son éviction prochaine, il change d’attitude et utilise les richesses avec prudence, pour préparer son avenir devenu très incertain. C’est ce comportement qui est loué par le maître. Pourquoi ? Car l’économe infidèle a compris le pouvoir de l’argent. Un pouvoir d’influence vis-à-vis de notre avenir sur terre (v.9), mais aussi au regard de notre éternité avec Dieu. Les non-croyants comprennent mieux le pouvoir de l’argent que les chrétiens, même s’ils en font un mauvais usage. Les dons influencent les comportements et nous sommes invités à utiliser les richesses qui nous sont confiées pour nous faire des amis, pour bénir notre prochain (v.9) plutôt que pour notre propre bénéfice. À notre mort, nous ne pourrons emmener aucune richesse avec nous, mais nous récolterons au paradis tout ce que nous aurons semé pour bénir notre prochain et faire grandir le Royaume de Dieu.
  3. Être fidèle à Dieu dans notre manière de gérer l’argent est le plus petit des actes de foi (v.10). Si l’on n’est pas capable de cela, on n’accèdera pas aux biens véritables (v.11) qui sont « à nous » (v.12). Il s’agit des biens spirituels, c’est-à-dire de tout ce que Christ a acquis pour nous à la croix en plus de notre Salut, à commencer par la puissance de l’Esprit et ses dons. L’argent est une puissance utile sur le plan matériel, mais il n’est rien en comparaison des vraies richesses qui sont d’ordre spirituel.
  4. Si l’argent est neutre en soi, notre attitude vis-à-vis de celui-ci ne l’est jamais. L’argent est-il le mal ? Non, il est amoral et non pas immoral. Le danger n’est pas de posséder des richesses, mais c’est de succomber à l’amour de l’argent (1 Timothée 6:10). Aimer l’argent, c’est le choisir comme maître et, de ce fait, haïr ou mépriser Dieu. Il n’y a pas d’alternative ! Notre maître sera soit Dieu, soit l’argent (v.13). L’argent est un serviteur utile, mais un maître détestable. Nous devons nous soumettre à Dieu pour être guidé dans la gestion des richesses qu’il nous confie. C’est important car il y a toujours une dimension spirituelle associée à notre utilisation de l’argent.

Retenons que nous sommes les intendants des richesses que Dieu nous confie et que ces richesses ont un pouvoir pour préparer notre avenir à condition d’en faire un usage sage, c’est-à-dire en accord avec les instructions du maître (sa Parole). Réussir cela constitue le plus petit des actes de fois et une condition pour obtenir les richesses véritables qui sont d’ordre spirituel. Cela étant précisé, concentrons-nous sur la question du don et de l’attitude qui s’y rattache.

Donner avec la bonne attitude

2 Corinthiens 9:6-14 : « Sachez-le, celui qui sème peu moissonnera peu, et celui qui sème abondamment moissonnera abondamment. Que chacun donne comme il l’a résolu en son cœur, sans tristesse ni contrainte ; car Dieu aime celui qui donne avec joie. Et Dieu peut vous combler de toutes sortes de grâces, afin que, possédant toujours en toutes choses de quoi satisfaire à tous vos besoins, vous ayez encore en abondance pour toute bonne œuvre, selon qu’il est écrit : Il a fait des largesses, il a donné aux indigents ; Sa justice subsiste à jamais. Celui qui Fournit de la semence au semeur, Et du pain pour sa nourriture, vous fournira et vous multipliera la semence, et il augmentera les fruits de votre justice. Vous serez de la sorte enrichis à tous égards pour toute espèce de libéralités qui, par notre moyen, feront offrir à Dieu des actions de grâces. Car le secours de cette assistance non seulement pourvoit aux besoins des saints, mais il est encore une source abondante de nombreuses actions de grâces envers Dieu. En considération de ce secours dont ils font l’expérience, ils glorifient Dieu de votre obéissance dans la profession de l’Evangile de Christ, et de la libéralité de vos dons envers eux et envers tous ; ils prient pour vous, parce qu’ils vous aiment à cause de la grâce éminente que Dieu vous a faite. »

Ce passage nous enseigne plusieurs points importants :

  • Nous récolterons en proportion de ce que nous aurons semé (v.6, 10 et 11) ;
  • Il faut donner avec joie, sans tristesse ni contrainte (v.7). L’attitude face au don est plus importante que le montant du don ;
  • Nous recevrons en retour assez pour pourvoir à tous nos besoins et en abondance afin de pouvoir continuer à donner davantage pour les bonnes œuvres (v.8-9) ;
  • La bénédiction par le don permet au monde de glorifier Dieu et, à ceux qui bénéficient de nos largesses, de prier pour nous et de nous bénir en retour (v.12-13).

La manière de donner est plus importante que la quantité du don. Commençons par donner ce que nous sommes capables de donner avec joie ! Même si la dîme demeure valable, il faut avant toute chose donner avec joie et au service du Royaume de Dieu. Donner avec la bonne attitude du cœur :

  • Ce n’est pas donner pour recevoir ;
  • Ce n’est pas donner sans escompter d’effets en retour ;
  • Mais c’est donner une partie des biens que Dieu nous confie pour recevoir en retour afin de pouvoir donner encore davantage ! Dieu donne graduellement davantage de graines à ceux qui sèment fidèlement pour son Royaume.

Proverbes 11:24 : « Tel, qui donne libéralement, devient plus riche ; Et tel, qui épargne à l’excès, ne fait que s’appauvrir »

Où donner ?

Une fois que l’on a compris que nos richesses ne nous appartiennent pas et que le don avec la bonne attitude est bénéfique à tous les niveaux, il est légitime de se poser une dernière question : où et à qui donner ? Fondamentalement, nous sommes invités à donner en fonction de trois critères :

  • Là où nous sommes nourris de la Parole et de l’Esprit de Dieu. C’est en principe le cas de l’église que nous fréquentons, mais c’est également vrai de tout ministère chrétien dont l’action nous est personnellement bénéfique (par l’enseignement, la louange…) ;
  • Là où le Seigneur nous invite à la générosité. Il nous guide par son Esprit. Apprenons à écouter sa voix plutôt qu’à donner sans se laisser guider. Autrement, cela pourrait être contreproductif.
  • Là où le Seigneur nous demande d’aller, là où il nous demande d’orienter notre futur. Semons en fonction de ce que nous souhaitons récolter. Ce principe est vrai sur tous les plans, pas uniquement celui des finances.

Écrit par Michaël Mertens,
sur la base des enseignements d’Andrew Wommack

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