Comprendre la Nouvelle Alliance à travers Hébreux, Romains et Galates

Si Hébreux n’est pas l’un de vos livres préférés de la Bible, il se peut que vous passiez à côté d’un aspect essentiel de la grâce. Il en va de même pour Romains et Galates. Ces trois livres sont essentiels pour comprendre l’essence de la Nouvelle Alliance.

Hébreux a été écrit à l’origine pour des croyants juifs qui avaient tendance à essayer de mélanger les lois de l’Ancien Testament basées sur la performance avec la liberté en Christ qu’offre la Nouvelle Alliance. Il est triste de dire que la grande majorité des chrétiens d’aujourd’hui tombent dans le même piège. Ils professent peut-être qu’ils vivent sous la grâce de la Nouvelle Alliance, mais en réalité, ils y mêlent le légalisme de l’Ancien Testament. Le fait est que ces deux alliances ne peuvent pas être mélangées. L’Ancien Testament est formidable à bien des égards et nous oriente vers Jésus, mais il était incomplet.

Hébreux 8:6-7 : « Mais en réalité, Jésus possède un service bien supérieur, et ce d’autant plus qu’il est le médiateur d’une meilleure alliance, fondée sur de meilleures promesses. En effet, si la première alliance avait été irréprochable, il n’aurait pas été question de la remplacer par une seconde. »

La supériorité de la Nouvelle Alliance

Je passe beaucoup de temps à lire l’Ancien Testament, et je ne suggère pas que nous nous en débarrassions. Mais je vis sous la Nouvelle Alliance et je ne suis pas sous la condamnation et la punition de la loi de l’Ancien Testament. Il y a une énorme différence entre l’ancienne et la Nouvelle Alliance, mais le chrétien moyen ne comprend pas cette différence et ne parvient pas à vivre dans la victoire et la liberté que Jésus a achetées pour nous. L’ancien système de sacrifice d’animaux n’était qu’un moyen temporaire et imparfait de régler le problème du péché. Par amour, Dieu le Père a envoyé son Fils unique, Jésus, dans le monde et a établi une nouvelle alliance qui allait résoudre le problème du péché une fois pour toutes.

Un autre point important qui est mis en évidence dans l’épître aux Hébreux est la divinité de Jésus. Pour moi, la véritable ligne de démarcation entre une secte et le vrai christianisme se trouve dans la divinité de Jésus. Jésus n’est pas seulement un bon enseignant ou un prophète ; il est Dieu incarné (1 Tim. 3:16). Il est la représentation exacte de la gloire de Dieu (Héb. 1:3).

La divinité de Jésus au cœur de la foi chrétienne

Il ne s’agit pas d’un débat théologique, mais d’une vérité fondamentale qui distingue le véritable christianisme de tout autre système de croyance. Des sectes comme les Témoins de Jéhovah reconnaissent que Jésus était un grand homme, mais elles nient sa divinité. D’autres, comme le mormonisme, ont créé une définition de Dieu totalement non biblique qui annule toute affirmation selon laquelle Jésus est Dieu. Mais l’Écriture est claire : Jésus est Dieu.

Le premier chapitre de l’épître aux Hébreux commence avec une déclaration puissante. Il établit non seulement la divinité de Jésus, mais aussi sa supériorité sur toute autre façon dont Dieu s’est adressé aux hommes :

Hébreux 1 :1-2 : « Après avoir autrefois, à de nombreuses reprises et de bien des manières, parlé à nos ancêtres par les prophètes, Dieu, dans ces jours qui sont les derniers, nous a parlé par le Fils. Il l’a établi héritier de toute chose et c’est par lui aussi qu’il a créé l’univers. »

Jésus, Dieu incarné et médiateur parfait

Quelle déclaration extraordinaire ! Vous savez, dans Luc 2:11, lorsque les anges ont déclaré que Jésus était « Christ, le Seigneur », il ne s’agissait pas seulement d’un titre, mais d’une proclamation de sa divinité. Pourtant, dans sa condition humaine, Jésus a grandi en sagesse et en stature (Luc 2:52), faisant l’expérience de la vie comme nous, mais sans péché. Son corps terrestre cachait sa gloire divine, mais celle-ci a été révélée momentanément sur la montagne de la Transfiguration (Matt. 17:1-6).

La compréhension de la divinité de Jésus est absolument essentielle au Salut et à la foi, et elle souligne la puissance de la Nouvelle Alliance. Jésus est venu en tant que Dieu dans la chair et s’est sacrifié une fois pour toutes. Son paiement pour les péchés de toute l’humanité est totalement et complètement suffisant (Héb. 9-10). Finis les rappels annuels du péché ; Jésus a tout payé. C’est merveilleux !

Grâce, liberté et promesse de la vie en abondance

J’espère que vous commencez à mieux comprendre la grâce de Dieu. Je parle de la grâce profonde qui a pour effet de changer les vies et qui vous permet d’expérimenter la liberté et la présence de Dieu dès maintenant. Peut-être lisez-vous ceci et vous sentez-vous bloqué dans votre marche avec le Seigneur. Vous avez accepté Jésus-Christ et vous savez que vous êtes sauvé, mais la victoire dans votre vie quotidienne semble hors de portée. Si vous pensez que la joie, la prospérité et la paix sont des choses réservées au ciel, laissez- moi vous faire réfléchir à l’aide du verset suivant :

Galates 1:4 : « Il s’est donné lui-même pour nos péchés afin de nous arracher à l’actuel monde mauvais, conformément à la volonté de notre Dieu et Père. »

Là où je veux en venir, c’est que Jésus est venu pour nous délivrer de ce monde actuel et mauvais, ici et maintenant. Considérez la façon dont il nous a appris à prier dans Matthieu 6:10 : « Que ton règne vienne, que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel ». Que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel ! Ce n’est pas seulement un espoir futur ; c’est une réalité présente ! La guérison, la prospérité, la joie, la paix – tout cela fait partie d’un ensemble que Jésus a garanti pour nous. Et pourtant, trop de chrétiens ont du mal à comprendre cela parce qu’ils mélangent la loi de l’Ancienne Alliance avec la grâce de la Nouvelle Alliance. Cela revient à essayer de mettre du vin nouveau dans de vieilles outres, comme Jésus l’a expliqué :

Matthieu 9:17 : « On ne met pas non plus du vin nouveau dans de vieilles outres, sinon les outres éclatent, le vin coule et les outres sont perdues ; mais on met le vin nouveau dans des outres neuves, et le vin et les outres se conservent. »

Ne pas mélanger les alliances

Nous parlons ici du fait qu’il ne faut pas mélanger l’Ancienne Alliance avec la Nouvelle Alliance. Essayer d’entrer en relation avec Dieu sur la base de l’ancienne alliance ne marche pas. On est justifié soit par la grâce sans les œuvres, soit par les œuvres sans la grâce. C’est l’un ou l’autre, mais ça ne peut pas être une version hybride.

Romains 11:6 : « Or, si c’est par grâce, ce n’est plus par les œuvres, autrement la grâce n’est plus une grâce. Et si c’est par les œuvres, ce n’est plus une grâce, autrement l’œuvre n’est plus une œuvre. »

Aujourd’hui, beaucoup vivent encore sous l’Ancienne Alliance et ne sont pas entrés dans la liberté qui nous est rendue disponible au travers de Jésus dans la Nouvelle Alliance. C’est vraiment le cœur de cette épître.

Le onzième chapitre de l’épître aux Hébreux est connu sous le nom de « panthéon de la foi » parce qu’il décrit les exploits extraordinaires de nombreux personnages de l’Ancien Testament. Ce qu’il faut retenir pour chacune de ces personnes, c’est qu’il ne s’agissait pas seulement de leurs actions physiques et concrètes, mais de leur attitude de cœur et de leur foi profonde.

Ainsi, même sous l’Ancienne Alliance, c’était la foi qui remportait la victoire sur le monde, et pas seulement les performances. Comme le dit 1 Jean 5:4, « puisque tout ce qui est né de Dieu remporte la victoire contre le monde, et la victoire qui a triomphé du monde, c’est votre foi. »

L’histoire d’Abraham et de Sara en est un excellent exemple. Le passage ci-après est l’un des plus importants que je n’aie jamais lus dans la Parole de Dieu, et il a littéralement changé ma vie.

Hébreux 11 :15 : « Et en vérité, s’ils avaient été attentifs à ce pays d’où ils étaient sortis, ils auraient pu avoir l’opportunité d’y retourner. »

La puissance de nos pensées

Ce verset a profondément influencé ma compréhension et il met en lumière une vérité importante : on ne peut pas être tenté par ce à quoi on ne pense pas. Abraham et Sara n’ont pas pensé à retourner à leur ancienne vie. Ils n’ont donc pas été tentés de revenir en arrière. Ils étaient concentrés sur ce qui était devant eux, et non sur ce qu’ils avaient laissé derrière eux.

Nombreux sont ceux qui luttent constamment contre la tentation parce qu’ils laissent leur pensée s’attarder sur des choses qu’ils devraient éviter. Ils finissent par lutter, essayant de s’accrocher et suppliant Dieu de les garder ferme pour qu’ils puissent tenir bon. Mais c’est tout simplement parce qu’ils n’auraient jamais dû commencer à entretenir de telles pensées.

Vous ne serez pas tentés par quelque chose si vous n’y pensez pas. Par exemple, j’ai eu affaire à beaucoup d’hommes chrétiens qui luttaient contre la lascivité, en grande partie parce qu’ils regardaient de la pornographie. Ils pensaient que c’était inoffensif parce qu’ils ne faisaient que regarder. Mais même le « simple fait de regarder » implique qu’ils pensent à des choses qui les conduiront à une tentation plus grande.

Jésus a clairement indiqué dans Matthieu 5:28 que les pensées sensuelles sont équivalentes à l’adultère. Le péché commence dans notre pensée.

Jacques 1:15 : « Puis le désir, lorsqu’il est encouragé, donne naissance au péché et le péché, parvenu à son plein développement, a pour fruit la mort. »

Le péché ne nous frappe pas à notre insu ; il commence dans nos pensées. Mais si nous gardons nos pensées et évitons de penser à de telles choses, nous ne serons pas tentés par elles. Ce principe s’applique à tous les domaines de notre vie. Par exemple, si quelqu’un s’inquiète pour sa santé, il risque de se trouver aux prises avec la peur parce qu’il se concentre sur les possibilités négatives au lieu de s’appuyer sur les promesses de Dieu, comme le Psaume 118:17 : « Je ne mourrai pas, je vivrai, et je raconterai ce que l’Éternel a fait. » La Parole de Dieu est pleine de promesses de guérison et de bien-être (Psaume 103:2-3 et 1 Pierre 2:24). Nous devons simplement nous concentrer sur les promesses de Dieu plutôt que sur nos craintes.

Je me souviens de l’époque où j’étais un jeune croyant enthousiaste, partageant ma foi avec passion partout où j’allais. À l’âge de dix-huit ans, j’ai eu une profonde rencontre avec Dieu qui a transformé ma vie. Je suis devenu profondément dévoué, ce qui m’a amené à me joindre à un groupe qui se rendait en Suisse pour écouter Billy Graham.

Lors d’une étape à New York, je me suis retrouvé à Times Square, témoignant auprès de tous ceux qui voulaient bien m’écouter. J’y ai rencontré beaucoup de gens, y compris un groupe de prostituées, à qui j’ai distribué des tracts. À l’époque, je ne saisissais pas pleinement la réalité de leur situation, et je n’ai donc pas été tenté parce que je n’avais pas conscience de ces choses. Je me concentrais sur la diffusion de l’Évangile, et non sur ce qui m’entourait.

Vivre par la foi et rester centré sur Dieu

De la même manière, quand Abraham a été testé par Dieu pour offrir son fils Isaac, il ne s’est pas attardé sur la perte ou les épreuves potentielles. Sa foi était si forte qu’il faisait confiance à Dieu pour ressusciter Isaac si nécessaire. Je ne crois pas que Dieu ait jamais vraiment voulu qu’Isaac soit physiquement sacrifié – il voulait simplement la confiance totale d’Abraham et sa volonté d’obéir.

Quel exemple encourageant qui nous incite à fixer nos yeux sur les promesses de Dieu plutôt que sur nos peurs ou nos doutes. Cela est repris dans Romains 8:6, où il est dit : « Et l’affection de la chair, c’est la mort, tandis que l’affection de l’esprit, c’est la vie et la paix. » S’affectionner aux choses de l’Esprit, c’est laisser la Parole de Dieu guider nos pensées et nos actions, plutôt que de nous laisser contrôler par nos sens ou par les incertitudes de la vie.

La foi comme fondement d’une vie transformée

Lorsque Dieu a touché ma vie, je me suis tellement concentré sur lui que j’ai passé une vingtaine d’années sans même regarder la télévision. Bien sûr, j’ai été privé de beaucoup de la culture américaine et de la culture pop, mais je n’ai rien manqué de ce qui comptait vraiment.

Je n’ai pas eu à faire face à la dépression, à des maladies graves ou à la pauvreté. Au contraire, j’ai été témoin de miracles merveilleux et de vies transformées par la Parole de Dieu. Ce que je veux dire, c’est que même si vous passez à côté de certaines choses du monde lorsque vous vous focalisez sur Dieu, la contrepartie est une vie débordante de fruits spirituels et de rencontres divines.

Si vous rencontrez des difficultés avec la foi, la guérison ou tout autre problème, c’est souvent lié à ce sur quoi vous vous concentrez. Cédez-vous aux doutes et aux craintes, ou vous accrochez-vous aux promesses de Dieu ? La Parole de Dieu est une semence incorruptible (1 Pierre 1:23) qui produira des résultats si vous la laissez croître dans votre cœur. Votre part est de cultiver cette semence en focalisant vos pensées sur la vérité de Dieu. Si vous ne voyez pas de résultats, c’est peut-être parce que vous laissez des pensées contraires miner votre foi.

Nous devons nous rappeler que la foi n’est pas un sentiment mais un choix – le choix de se concentrer sur les promesses de Dieu, d’ignorer les distractions et les doutes, et de vivre avec l’assurance que ce qu’il a promis, il est aussi capable de l’accomplir (Romains 4:20-21). Que nous soyons confrontés à des défis personnels ou à des incertitudes globales, notre concentration sur la Parole de Dieu nous maintiendra ancrés dans la foi, la paix et la force.

Écrit par Andrew Wommack,
traduit de l’anglais

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